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Axens et BUA signent un contrat pour un projet de raffinerie au Nigeria

La société française Axens et le groupe nigérian BUA, actif notamment dans l’alimentation et les infrastructures, ont signé mardi à Paris un contrat pour un projet de raffinerie au Nigeria.

Cet accord, dont le montant n’a pas été révélé, est un “signal très positif pour le partenariat franco-nigérian”, a estimé Franck Riester, ministre délégué français chargé du Commerce extérieur, présent lors de la signature.

“Ce projet permet de sécuriser l’approvisionnement en pétrole raffiné au Nigeria et permettra d’abaisser le niveau d’importation de la matière”, a-t-il dit, vantant un “outil au service de la croissance économique du Nigeria et de sa souveraineté”.

Si la production pétrolière représente 90% des revenus d’exportation du Nigeria, l’essentiel du carburant raffiné utilisé dans le pays est importé.

L’accord porte sur une dizaine de technologies nécessaires pour construire une raffinerie d’une capacité de 10 millions de tonnes par an, soit quelque 10% de la production du pays. Le site sera implanté dans l’Etat d’Akwa Ibom (sud-est), et son démarrage est prévu pour 2024.

“Nous avons le matériel, nous avons les ressources, (…) nous essayons de valoriser ce que nous avons localement”, a expliqué Abdul Samad Rabiu, PDG du groupe BUA et huitième fortune d’Afrique selon le magazine américain Forbes.

Les relations diplomatiques des deux pays ont été au coeur des échanges, Franck Riester rappelant que “dès sa première visite en 2018”, Emmanuel Macron a souhaité “approfondir le lien qui nous unit avec le Nigeria” et renforcer “le partenariat économique dans le cadre du club d’investissement franco-nigérian”. Le Président de la République a proposé lundi à M. Rabiu d’en prendre la présidence.

Nouveau venu dans le domaine de l’énergie, il a expliqué voir dans ce business “un secteur stratégique” et évoqué “le potentiel du Nigeria”, premier producteur pétrolier du continent africain.

La raffinerie permettra de produire des carburants et des bases pétrochimiques, répondant à la norme européenne d’émissions Euro-5. La production sera dirigée prioritairement vers “le marché local”, toutefois sans exclure une exportation vers d’autres pays africains qui n’ont pas les infrastructures ou les ressources suffisantes.

Jean Sentenac, le PDG d’Axens, filiale de l’organisme public français de recherche en énergie IFPEN, a dit la filiale “fière (…) de faire partie de ce projet stratégique”, voyant dans cet accord la possibilité de “promouvoir la France à l’international”.

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