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Éolien offshore : Total s’associe à un fonds d’investissement australien pour un projet en Corée du Sud

Le géant de l’énergie Total a annoncé mardi s’associer au fonds d’investissement australien Macquarie afin de développer cinq projets éoliens en mer en Corée du Sud, d’une capacité totale supérieure à deux gigawatts (GW).

Total a conclu un partenariat avec la filiale de Macquarie, Green Investment Group, “en vue de développer un portefeuille de cinq projets éoliens offshore flottants en Corée du Sud”, selon un communiqué. Les deux partenaires ont commencé les campagnes de mesure du vent sur les sites et comptent lancer la construction du premier projet d’environ 500 mégawatts d’ici fin 2023.

“Notre entrée sur l’éolien offshore flottant en Corée du Sud est en ligne avec notre stratégie de développement rentable des énergies renouvelables à travers le monde et contribue à notre ambition d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050”, a commenté Patrick Pouyanné, PDG de Total, cité dans le communiqué.

“Fort de sa solide expérience dans les projets offshore, en coopération avec de nombreux chantiers navals coréens, Total est particulièrement bien positionné pour contribuer au développement de cette nouvelle technologie en Corée du Sud”, a-t-il ajouté.

La Corée du Sud dispose d’un potentiel important de développement de l’éolien offshore flottant qui bénéficie d’un fort soutien des autorités. Le pays veut accélérer le développement des énergies renouvelables en portant leur part à au moins 20% du mix électrique d’ici à 2030.

Siemens souhaite arrêter son atelier de fabrication de compresseurs au Havre FacebookTwitterLinkedInEmailPrint

Siemens Energy France a annoncé mardi son intention de fermer l’unité de fabrication de compresseurs Dresser Rand au Havre, où travaillent quelque 300 personnes qui devraient être en partie redéployées sur l’usine éolienne prévue dans la même ville.

Une part des salariés concernés se verront aussi proposer un emploi sur le site de la centrale à gaz que Siemens doit construire pour Total Direct Energie à Landivisiau (Finistère), a indiqué à l’AFP le président de Siemens Energy France, Samuel Morillon.

D’autres, parmi les plus âgés, bénéficieraient d’un accompagnement au départ, selon ce plan présenté mardi aux représentants du personnel, baptisé “Le Havre transition énergétique 2022”, et qui serait appliqué au long de l’année 2021.

Cette usine Dresser Rand, firme américaine passée dans le giron de Siemens en 2014 mais en difficulté, fabrique des équipements de compression pour l’industrie pétrolière. Ses salariés “seront privilégiés dans le processus de recrutement” de l’usine d’éoliennes offshore de Siemens Gamesa, dont le chantier vient de démarrer, indique M. Morillon.

Si l’atelier de fabrication ferme, le site même de Dresser Rand ne sera pas fermé, et conservera quelque 260 personnes pour des activités de services et de maintenance. “Siemens Energy France veut peser dans la transition énergétique, et nous avons choisi ce site du Havre pour passer d’un monde à l’autre”, explique M. Morillon.

Pour lui, il ne s’agit pas d’une “fermeture” mais d’un “redéploiement” des équipes, avec une volonté de “concertation” et de “prendre en compte les paramètres humains”. “Le marché du pétrole est volatile et imprévisible, et Dresser Rand rencontre des difficultés en France depuis plusieurs années”, explique-t-il encore.

L’usine d’éoliennes (pales et assemblage de nacelles) que Siemens Gamesa développe au Havre pour une mise en service fin 2021 ou début 2022, doit, selon l’industriel, générer 750 emplois directs et indirects

Axens et BUA signent un contrat pour un projet de raffinerie au Nigeria

La société française Axens et le groupe nigérian BUA, actif notamment dans l’alimentation et les infrastructures, ont signé mardi à Paris un contrat pour un projet de raffinerie au Nigeria.

Cet accord, dont le montant n’a pas été révélé, est un “signal très positif pour le partenariat franco-nigérian”, a estimé Franck Riester, ministre délégué français chargé du Commerce extérieur, présent lors de la signature.

“Ce projet permet de sécuriser l’approvisionnement en pétrole raffiné au Nigeria et permettra d’abaisser le niveau d’importation de la matière”, a-t-il dit, vantant un “outil au service de la croissance économique du Nigeria et de sa souveraineté”.

Si la production pétrolière représente 90% des revenus d’exportation du Nigeria, l’essentiel du carburant raffiné utilisé dans le pays est importé.

L’accord porte sur une dizaine de technologies nécessaires pour construire une raffinerie d’une capacité de 10 millions de tonnes par an, soit quelque 10% de la production du pays. Le site sera implanté dans l’Etat d’Akwa Ibom (sud-est), et son démarrage est prévu pour 2024.

“Nous avons le matériel, nous avons les ressources, (…) nous essayons de valoriser ce que nous avons localement”, a expliqué Abdul Samad Rabiu, PDG du groupe BUA et huitième fortune d’Afrique selon le magazine américain Forbes.

Les relations diplomatiques des deux pays ont été au coeur des échanges, Franck Riester rappelant que “dès sa première visite en 2018”, Emmanuel Macron a souhaité “approfondir le lien qui nous unit avec le Nigeria” et renforcer “le partenariat économique dans le cadre du club d’investissement franco-nigérian”. Le Président de la République a proposé lundi à M. Rabiu d’en prendre la présidence.

Nouveau venu dans le domaine de l’énergie, il a expliqué voir dans ce business “un secteur stratégique” et évoqué “le potentiel du Nigeria”, premier producteur pétrolier du continent africain.

La raffinerie permettra de produire des carburants et des bases pétrochimiques, répondant à la norme européenne d’émissions Euro-5. La production sera dirigée prioritairement vers “le marché local”, toutefois sans exclure une exportation vers d’autres pays africains qui n’ont pas les infrastructures ou les ressources suffisantes.

Jean Sentenac, le PDG d’Axens, filiale de l’organisme public français de recherche en énergie IFPEN, a dit la filiale “fière (…) de faire partie de ce projet stratégique”, voyant dans cet accord la possibilité de “promouvoir la France à l’international”.

Schlumberger cède une part de ses activités dans la fracturation hydraulique en Amérique du Nord

Le géant des services pétroliers Schlumberger a annoncé mardi qu’il cédait une part de ses activités dans la fracturation hydraulique aux États-Unis et au Canada.

L’accord autour de cette activité “OneStim” a été passé avec le groupe américain Liberty Oilfield Services, en échange d’une participation au capital de 37% dans la société ainsi constituée. La transaction devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année.

Touché de plein fouet par la crise de l’or noir, Schlumberger a fini les deux derniers trimestres dans le rouge, et annoncé plus de 20 000 suppressions de postes (soit un quart de ses effectifs). Dès le printemps, le groupe avait annoncé la réduction de certains coût structurels, pour ménager sa trésorerie.

“Je suis très fier d’avoir bouclé cet accord permettant de fusionner notre activité OneStim avec un leader de la fracturation hydraulique en Amérique du Nord qui partage le même intérêt à l’égard des clients, de la technologie et notre culture de la sécurité”, a commenté le PDG Olivier Le Peuch, cité dans un communiqué.

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